
Recouvert à plus de 90 % de montagnes, le Kirghizistan est sans doute le pays d'Asie centrale où la tradition nomade reste la plus vivace. Loin des grandes villes historiques de la Route de la Soie, ce petit pays enclavé mise sur ses paysages d'altitude et son mode de vie pastoral pour attirer un tourisme de nature en plein essor.
Niché à plus de 1 600 mètres d'altitude, le lac Issyk-Koul s'étend sur plus de 6 000 km², ce qui en fait le deuxième plus grand lac de montagne du monde après le lac Titicaca. Ses eaux ne gèlent jamais malgré l'altitude, d'où son nom qui signifie « lac chaud » en kirghize, et ses rives accueillent chaque été des estivants venus de toute l'Asie centrale.
Contrairement à ses voisins plus sédentarisés, le Kirghizistan a conservé un mode de vie pastoral transhumant : chaque été, de nombreuses familles montent encore vivre en altitude dans des yourtes, avec leurs troupeaux de chevaux, de moutons et de yacks. Le cheval occupe une place centrale dans la culture kirghize, illustrée par des jeux équestres traditionnels comme le kok-boru, une forme de polo disputée avec la dépouille d'une chèvre.
La capitale Bichkek, ville verdoyante aux larges avenues héritées de l'urbanisme soviétique, sert surtout de porte d'entrée vers les massifs environnants. À moins d'une heure de route se dressent déjà les premiers contreforts du Tian Shan, dont les sommets dépassent 7 000 mètres près de la frontière chinoise, au niveau du pic Jengish Chokusu.
Avec des infrastructures touristiques plus légères que ses voisins mais des paysages parmi les plus spectaculaires de la région, le Kirghizistan s'est imposé comme une destination de choix pour la randonnée itinérante, l'hébergement en camp de yourtes chez l'habitant et l'observation de la faune de montagne, dont le rare léopard des neiges.