
Bordé par la mer Caspienne à l'ouest et recouvert à 80 % par le désert du Karakoum, le Turkménistan est aussi le plus fermé et le plus méconnu des pays d'Asie centrale. Son régime très centralisé encadre étroitement le tourisme, ce qui n'a fait qu'accroître la curiosité pour ce pays aux monuments démesurés et aux paysages désertiques spectaculaires.
La capitale turkmène détient le record mondial Guinness de la plus forte densité de bâtiments recouverts de marbre blanc au monde. Larges avenues désertes, fontaines monumentales et statues dorées composent un paysage urbain unique, souvent comparé à une capitale futuriste sortie d'un décor de cinéma, à la fois grandiose et étrangement silencieuse.
Au milieu du désert du Karakoum brûle depuis les années 1970 un immense cratère de gaz naturel, le cratère de Darvaza, surnommé la « Porte de l'Enfer ». Ce trou de plus de 60 mètres de diamètre, en flammes jour et nuit, constitue l'attraction la plus spectaculaire et la plus photographiée du pays, visible depuis un campement de tentes installé à proximité pour la nuit.
Le Karakoum, littéralement « sable noir », occupe l'essentiel du territoire turkmène. Ce désert a longtemps constitué un obstacle redouté sur la Route de la Soie, traversé par des caravanes de chameaux qui reliaient les oasis. Aujourd'hui encore, des dromadaires bactriens à deux bosses y sont élevés, et certains circuits touristiques proposent d'en découvrir des étendues à dos de chameau.
L'obtention d'un visa touristique reste complexe, généralement conditionnée à un circuit organisé accompagné d'un guide agréé. Cette fermeture, ajoutée à une politique de neutralité permanente reconnue par l'ONU depuis 1995, confère au Turkménistan une image mystérieuse qui attire un tourisme de niche en quête de destinations hors des sentiers battus.